
Niveau : 2nde Discipline : Histoire Thème du programme/Chapitre : Thème 1 – Chapitre 2 : La Méditerranée médiévale, espace d’échanges et de conflits à la croisée de trois civilisations.
Compétences travaillées en termes de mobilisation des connaissances :
-Maîtriser et utiliser des repères chronologiques et spatiaux
Connaître des dates et acteurs clés
Connaître, utiliser et localiser les espaces et repères géographiques mobilisés
-Maîtriser des méthodes et outils spécifiques
Maîtriser le cours et ses notions. Les définir et les employer correctement.
Rédiger une réponse problématisée et argumentée en s’appuyant sur des méthodes et démarches « historiques »
(causalité, acteurs…)
Notions et mots-clés :
puissance maritime et commerciale ; carrefour commercial ; puissance politique ; comptoirs ;
croisades (1204 et pillage de Constantinople)
Outil(s) numérique(s) utilisés :
Fonctionnalités spécifiques d’Elea : création d’un parcours sur l’argumentation divisée en 5 exercices soit 4 étapes.
Outils d’Eléa utilisés : H5P-Essay, Appariement puis Devoir.
Description du moment numérique brièvement replacé dans la séquence :
Le travail sur Eléa intervient en fin de chapitre, après avoir évoqué le PPO Venise, grande puissance maritime et commerciale. Il s’agit de la synthèse travaillée sous forme de réponse à question problématisée.
C’est un parcours « Argumentation » qui doit les mener de la mobilisation des connaissances (qui viennent d’être travaillées en classe) à la rédaction en passant par la construction de chaque grande partie (idée principale, arguments et exemples) et le développement d’une argumentation efficace (mots de liaison…)
Sujet : Pourquoi affirmer que Venise est une puissance commerciale et politique du XIè au XIIIè siècles ?
Consigne : Vous présenterez tout d’abord la puissance commerciale vénitienne avant de vous concentrer sur la puissance politique de la cité italienne.
Etape 1 : divisée en 2 temps (partie I et partie II). L’élève doit mobiliser ses connaissances (repères, notions, acteurs…) comme au brouillon. Ils ne mettent que les idées correspondant à chaque grande partie (idée principale) sans les rédiger. Ils peuvent au fil de leur travail VÉRIFIER si le contenu est suffisant ou s’il y a des oublis que des feedbacks leur permettent d’identifier sans toutefois leur donner la réponse directement (exemple : L’élève a oublié de mentionner les avantages octroyés par l’empereur byzantin aux marchands vénitiens. Le feedback lui propose alors de réfléchir à la question : Qu’obtient Venise de la part de l’empereur byzantin?)
Ils peuvent donc également se situer dans l’avancement de leur travail et savoir si leurs connaissances sont suffisantes pour accéder au travail suivant.
(Outil utilisé sur Eléa : H5P, Essay)

Etape 2 : Il s’agit désormais pour l’élève de construire son argumentation. L’exercice les amène ainsi à distinguer les idées principales (I et II travaillées dans la 1ère étape), les arguments puis les exemples. L’enseignant prépare un exercice d’appariement : l’élève associe les items « Idée de mon I », « Argument 1=A » et « Exemples de mon A » (et même chose pour le 2è argument et le II) à des phrases rédigées.
Cette étape est très importante pour que l’élève comprenne l’organisation d’une partie et d’un paragraphe. Cette étape peut parfois s’avérer longue et laborieuse pour certains, mais ils construisent alors leur réflexion.
Les élèves doivent recommencer (et tout se mélange à nouveau!) jusqu’à réussir complètement leurs associations.
(Outil utilisé sur Eléa : Appariement)
Etape 3 : Cette étape relève davantage du travail sur l’efficacité de l’argumentation. Argumenter n’est pas simplement rédiger un texte mais bien démontrer en répondant à un sujet. L’enjeu est donc d’identifier les oublis, les manques dans un texte que l’enseignant a rédigé (absence d’alinéa et d’organisation, pas de connecteur logique, énumération sans développement d’idées…)
(Outil utilisé sur Eléa : H5P, Essay)
Etape 4 : C’est l’étape finale, réalisée HORS LA CLASSE. A partir des étapes précédentes, l’élève rédige sa réponse à question problématisée dans un exercice-devoir qui est ensuite évalué (commentaires proposés sur Eléa à chaque élève) mais non noté (possibilité de notation si souhaité).
(Outil utilisé sur Eléa : Devoir)
Mise en perspective (prérequis, prolongement dans démarche de progression…) :
Ce parcours intervient dans une progression claire définie depuis le début de l’année. Peu à peu les élèves découvrent l’exercice de réponse à question problématisée. Par des exercices guidés en classe et à la maison, les élèves apprennent à expliquer et analyser les termes d’un sujet, réfléchir à une problématique…Mais le travail le plus important consiste depuis septembre à solliciter les connaissances des élèves, à leur demander de mobiliser leur cours afin de classer les idées dans les parties proposées par la consigne pour répondre au sujet. C’est parfois un exercice compliqué…
Les élèves ont également commencé à regrouper leurs idées et notions pour envisager des sous-parties/arguments.
Ce parcours d’argumentation vient parachever ce travail méthodologique au long cours tout en aidant les plus fragiles à mieux cerner les attentes d’une réponse à question problématisée et plus largement d’une argumentation.
Domaines de compétences PIX travaillés :
3. Création de contenu
3.1 Développer des documents textuels
Points de vigilance et remarques :
-Outil H5P-Essay : Les mots-clé doivent être travaillés et pensés en essayant de se placer du côté de l’élève. Il s’agit d’envisager toute l’étendue du vocabulaire que les élèves pourraient utiliser (penser « voies » commerciales et avoir occulté le terme « routes »).
Ce constat peut également être réalisé avec la problématique des fautes d’orthographe (les accepter ou non…Tout dépend de l’objectif que l’enseignant se fixe sur cette activité-là)
-Ce parcours est également intéressant pour réfléchir à la manière dont les élèves travaillent. L’exercice d’appariement en témoigne. Chacun s’engage dans l’exercice différemment : soit en travaillant au fil de l’eau, en prenant les propositions comme elles viennent (les items sont mélangés en effet) sans songer à l’organisation de leur réponse (illustration 1),

soit en cherchant dès le départ à mettre les items (I, A et exemples) dans le bon ordre, celui d’une argumentation. (Illustration 2)

-S’il est rattaché à un passage précis du programme, cet exercice peut être décliné à d’autres moments. Et surtout, il reste consultable par les élèves qui sont invités à le parcourir à nouveau pour réviser et se remémorer la méthode de l’argumentation.
-Faute de postes informatiques suffisants, les élèves travaillent en binôme ce qui peut s’avérer finalement réellement constructif. Ils échangent et organisent leur réflexion.
Toutefois, un travail individuel paraît aussi pertinent, chacun travaillant alors à son rythme et selon ses « besoins ».
